Des habitants connectés à 2038

Ces paroles d’habitants sont collectées par le Parc lors d’ateliers réalisés sur des marchés, des évènements, dans des bibliothèques…

 

85 personnes, issues des 4 coins du Parc, ont vécu l’expérience.

 

Dans un espace spatio-temporel de connexion à 2038, la personne s’équipe de lunettes occultées et d’un casque qui diffuse des sons. Elle est invitée à raconter la vie de sa commune en 2038 telle qu’il l’imagine, la souhaite, la redoute.

 

Cette petite expérience permet alors de parler du renouvellement du projet du Parc et de proposer de participer aux rencontres territoriales.

 

Le Parc a sélectionné les paroles d’habitants présentées sur ce site en prenant soin de faire figurer une diversité de perceptions et de points de vue. Elles sont répertoriées par thème dans les pages consacrées aux rencontres thématiques.

Les connexions à 2038

Saumur, SCOOPE, chemin vert : mercredi 12 décembre

Saumur, Lycée Duplessis-Mornay : lundi 26 novembre

Azay-le-Rideau, la médiathèque : mercredi 14 novembre

Saint-Rémy-la-Varenne, les Hortomnales du Prieuré : samedi 27 octobre

Bourgueil, marché : mardi 23 octobre, matin

Doué-la-Fontaine, marché : lundi 22 octobre, matin

Montreuil-Bellay, les automnales : samedi 29 septembre

Saint-Benoit-la-Forêt, la fête du Parc : dimanche 23 septembre

PAROLES D’HABITANTS

Des habitants imaginent leur territoire en 2038.
Plus d’info sur la méthode.

 

Adeline, 16 ans, saumuroise

Les gens seront plus connectés. Du coup je trouve cela bien car on peut partager des choses sur tous les réseaux mais il faut faire attention que cela ne soit pas plus important que les échanges entre personnes dans le monde réel.

 

Marjorie, 16 ans saumuroise

Aujourd’hui c’est un grand débat (la vie chère). Dans les autres pays c’est moins cher car les taxes sont moins importantes. Il y a plein de taxes chez nous. Trouver quelque chose à côté qui compense au lieu de hausser les prix. Chercher de l’argent ailleurs.

 

Adèle, 17 ans, saumuroise

(En 2038) la technologie est intégrée, banalisée. Elle s’intègre dans le paysage. On arrive à fabriquer des choses plus fines, moins en volume, qui s’intègrent.

 

Cédric, trentaine, gennois

Si le PLU limite les zones constructibles, il y a de l’espoir (pour conserver la nature).

 

Marie, quarantaine, montreuillaise

Un espoir que les choses se transforment et que l’on puisse vivre de manière plus tranquille. Plus de conscience. Je fais confiance, chacun peut ouvrir des portes et se transformer, ses activités, ses gestes, sa manière de penser.

 

Jacques, soixantaine, saumurois

Déjà on entend moins les oiseaux. Aujourd’hui les mésanges… on ne les entend plus. Le silence… Une grosse quantité d’abeilles, d’insectes (a disparu). Mais ça peut revenir.

 

Marie, 17 ans, bourgueilloise

Le nucléaire sera toujours utilisé mais moins qu’aujourd’hui. L’énergie solaire, les énergies renouvelables seront plus populaires.

 

Monique, soixantaine, saumuroise

J’espère qu’on aura résolu les problèmes de déplacement. Pas d’agrocarburants, le nucléaire c’est pas terrible. Solutions collectives : trains collectifs, vivre sans voiture. On est mal parti ! Bus vers tous les villages.

 

Cécile, quarantaine, saumuroise

(En 2038) l’énergie est chère. Il faut pallier. Il n’y a plus de centrale, une autre énergie la remplace. Avec la protection Unesco, choix d’aller vers du photovoltaïque au sol dans des anciennes usines. De l’éolien là où c’est possible par rapport aux paysages, aux patrimoines. On produit moins d’électricité, elle coûte cher.

 

Anna, la vingtaine, saumuroise

Je souhaite moins de conflits. Je n’aime pas l’affrontement. Moins d’expressions directes, frontales et plus des petites choses que les gens feront pour eux même dont l’impact ne se verra pas tout de suite. Dans le quotidien, être moins dans l’émotion et être à même de prendre du recul sur ce qui se passe.

 

Jacques, soixantaine, saumurois

Si on est solidaire et si on fait les choses avec intelligence on peut faire ployer les décideurs.

 

Jacques, soixantaine, saumurois

De moins en moins de gens qualifiés déjà aujourd’hui dans l’artisanat. Il faut réapprendre le métier aux jeunes. On progresse dans la difficulté pas dans la facilité. C’est de notre faute, (c’est lié à) la façon dont on a élevé nos enfants.

 

Ann’-Gaelle, vingtaine, chinonaise

Déshumanisation aujourd’hui. On s’accroche à l’idée de ce que les autres pensent de nous. (Je souhaite) un monde différent.

 

Alain, cinquantaine, chinonais

Économie axée sur la transformation des déchets en produits nobles.

 

Laetitia, quarantaine, montreuillaise

Pas de trop grosses entreprises qui ne pensent qu’à faire du profit. Davantage de petites entreprises familiales plus respectueuses de la vie privée des gens.

 

Claudie, septantaine, montreuillaise

Gagner du temps pourquoi ? Grande différence avec mon enfance. On vit dans beaucoup de bruits, si on en a pas, on le provoque.

 

Jacques, soixantaine, montreuillais

Tous les environs de Montreuil vont perdre de la population, la ville de Montreuil aussi. (Baisse, disparition) des activités génératrices d’emplois.

 

Martine, soixantaine, chinonaise

Je redoute que les modes de communication (Internet) coupent toutes les relations. Chacun dans sa bulle devant son écran.

 

Alain, cinquantaine, chinonais

La problématique c’est la rentabilité des commerces. Remplacés par des lieux de coopération ? Je souhaite (dans ces lieux ) une humanité, de l’échange. quelque soit le modèle.

 

Olivier, cinquantaine, chinonais

(J’espère que) les gens font plus attention aux autres (en 2038). (je crains aussi) qu’il y ait moins de lieux comme les bars à Saumur, que les gens ne dialoguent plus trop et (n’aillent pas) dans des lieux d’échange.

 

Marion, 10 ans, chinonaise

Il y aura plus de gens, on devra agrandir les villes et donc pour aller au travail, on sera plus loin.

 

Claude, soixantaine, chinonais

La forêt préservée à Saint-Benoît et au delà. Elle reprend ses droits. Elle n’est pas exploitée. J’ai peur qu’elle soit dévastée.

 

Patrick, soixantaine, chinonais

Je me vois en 2038 pratiquer encore du Tai chi (j’aurai 87 ans) dans la forêt, avec les oiseaux, les arbres…

 

Laetitia, trentaine, montreuillaise

J’espère que la gare de Montreuil-Bellay fonctionne(ra) à nouveau. Un train le matin et un train le soir ce n’est pas suffisant.

 

Emilia, trentaine, saumuroise

Échanges de services, pas forcément avec des sous. Plus de proximité, de collectivités entre les gens, comme les SEL. Consommation locale.

 

 

Jacques, soixantaine, montreuillais

Dans 20 ans, si moins de population, moins d’emplois, moins d’acheteurs donc baisse des surfaces (commerciales). On aura plus de choix qu’aujourd’hui mais on devra s’organiser pour faire les courses ailleurs.

 

 

Jacques, soixantaine, saumurois

(En 2038) les centres-villes n’ont plus de véhicules.

 

Cécile, quarantaine, saumuroise

En 2038, je cuisine plus de légumineuses. La viande, une fois par semaine et encore. Je cuisine avec les herbes de mon jardin. Mon huile vient de noyers plantés pour l’huilerie installée rue des Moulins à Saumur.

 

Patrick, soixantaine, chinonais

(En 2038 il n’y aura) pas de grandes surfaces, on se retournera vers des productions dans un rayon de 100 km. Si on fait des économies pour la conservation, on aura moins tendance à aller dans les supermarchés. A moins que les grandes surfaces s’adaptent à un autre modèle écologique : modèle de comptoir avec des produits locaux.

 

Adèle, 17 ans, saumuroise

La nature en 2038 est de plus en plus présente. Elle est importante pour les gens. La nature permet de revenir vers l’autre, de se rencontrer. En faisant un jardin, quelque chose de naturel, on retrouve sa primitivité. (En 2038) la nature prend plus de place car les gens ont besoin de retrouver la terre, la poésie du silence.

 

Alain, cinquantaine, chinonais

La présence de lieux de rencontres, de commerces en 2038 (dans nos villages), ça dépend de nous et de ceux qui vont nous suivre.

 

Bruno, cinquantaine, angevin

Partager (les) expérience(s) d’habitat différent, de lieux où on ne gaspille pas, où quelque chose se partage. Une maison commune avec une salle pour que les gens se rencontrent et où les gens cuisinent ensemble pour les autres.

 

Jacques, cinquantaine, chinonais

Des espaces de rencontre, c’est important qu’ils existent.

 

Manon, 10 ans, chinonaise

On est pas obligé, dès qu’il y a 1mètre carré (disponible) de construire.

 

Olivier, cinquantaine, saumurois

Ça n’évoluera pas forcément. Saumur restera à l’identique avec ses belles bâtisses…

 

Monique, soixantaine, saumuroise

Si l’industrie répondra encore aux besoins alimentaires. J’espère que le plus de gens possible s’adresseront à des producteurs locaux. Que ce genre d’habitude reviendra./…/ Recréer le lien avec les agriculteurs. /…/ Cela ne peut pas répondre à tous les besoins et personnes. Les gens qui sont le plus démunies socialement, qui ont le moins d’argent ne se sentent pas concernés.

 

Dominique, soixantaine, montreuillais

L’agriculture va évoluer. Plus triste que maintenant. Moins d’entretien, plus d’agriculture moderne et de moins en moins d’agriculteurs. Cela ne va pas revenir en petites parcelles comme autrefois.

 

Jean-Michel, quarantaine, montreuillais

Continuer la logique de filières courtes où les gens viennent directement au producteur.

Adaptation des cultures ou pas (au manque d’eau). Il faudra trouver des productions qui s’adaptent au climat.

 

Cédric, trentaine, gennois

(En 2038) moins d’engrais, de pesticides, moins d’intensif. Les agriculteurs auront des démarches différentes.

 

Marguerite, 12 ans, saumuroise

(En 2038) s’il y a (davantage) de jardins, de nature, il y aura eu un déclenchement. Les gens auront compris qu’il y a trop de pollution.

 

Aurélie, trentaine, montreuillaise

J’espère que la nature sera toujours présente en 2038, sinon ça sert à quoi qu’on ait déménagé (de Paris à Montreuil-Bellay) ?

 

Claude, soixantaine, saumurois

Déjà il n’y a plus de merles dans le jardin. Dans 20 ans il n’y aura plus d’oiseaux. Pas seulement à cause du changement climatique, c’est aussi les produits que l’on met dans la nature /…./ Au bord des routes (aujourd’hui) on retrouve les fleurs de mon enfance.

 

Macéo, 16 ans, richelais

Une grande forêt à côté de Richelieu, on peut y aller en bande pour faire des excursions, se promener, admirer la nature.

 

Louis-Marie, cinquantaine, angevin

Il y aura davantage de barrages de castors. Il est résistant, si on ne tire pas dessus (il se développera dans la vallée de la Loire).

 

Mathieu, 10 ans, chinonais

On n’entendra plus les oiseaux. On entendra que les routes. On crée tout le temps des routes, ça s’arrêtera quand la terre sera pleine de routes

 

Marion, 10 ans, saumuroise

S’il y a plus de monde on devra purifier plus d’eau pour qu’elle soit propre et donc on risque de polluer plus.

Jocelyne, cinquantaine, bourgueilloise

Je crains qu’il y ait plus de sécheresse. C’est ce qu’on entend. On l’a vécu. Les arbres souffrent déjà aujourd’hui.